
San Martino de Martina Franca fut construite entre 1747 et 1763 sur les plans de Giovanni Mariani, dans le style baroque, à la demande de l’archiprêtre Isidoro Chirulli, à l’emplacement d’une ancienne église romane détruite. Elle fut consacrée en 1775 et devint basilique mineure par le pape Jean-Paul II le 22 avril 1998.
Le portail de la façade est surmonté d’un bas-relief représentant saint Martin de Tours et sainte Comasia, les deux saints patrons de Martina Franca, œuvre attribuée au sculpteur local Angelo Micheli.
Le maître-autel, en marbre polychrome et réalisé en 1773, abrite une statue de saint Martin dans le style gothique français du début du XIVᵉ siècle, déjà présente dans l’ancienne église.
La statue-reliquaire de saint Martin, placée dans le chœur de la basilique et mesurant 210 cm de hauteur, fut réalisée au XVIIIᵉ siècle par Andrea de Blasio, orfèvre napolitain. Le soutien processionnel fut ajouté par Marcantonio Cancellieri en argent repoussé et ciselé, cuivre doré, bronze fondu et doré, sur un support en fer et en bois. Le socle est encadré de quatre anges en bronze doré, porteurs de fleurs, tandis qu’un bœuf se trouve au centre, en ex-voto offert par les habitants de Martina Franca pour rappeler les miracles du saint.
Saint Martin, représenté en évêque, bénit les fidèles de la main droite et tient sa crosse dans la main gauche, accompagnée de trois épis de blé et d’un rameau d’olivier. L’ensemble est orné de pierres précieuses, dont des saphirs à “l’eau de Sorrente”, offerts par le duc François II Caracciolo au milieu du XVIIIᵉ siècle.
L’église abrite également trois scènes de la Charité de saint Martin, en plus de celle de la façade : une fresque et deux vitraux réalisés par Marcello Avenali en 1956. Le premier vitrail, situé dans le chœur, représente une action de charité, tandis que le second, au balcon pontifical, illustre la libération de Martina Franca lors du siège de Cappelletti en 1529, surmontée d’une autre scène de charité.
Selon la légende, le 16 juin 1529, saint Martin serait intervenu avec saint Antoine de Padoue et une compagnie de cavalerie pour sauver Martina Franca des mercenaires dirigés par Fabrizio Marramaldo durant le siège de l’église des Cappelletti.
L’une des quatre portes d’entrée de la ville, située à côté du palais ducal, conserve encore la mémoire de cette légende.


